lundi 19 juin 2017

Danser de Astrid Eliard


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        Ils sont trois. Trois petits rats de l’Opéra de Paris a avoir été sélectionnés par l’école de danse de Paris : Chine, Delphine et Stéphane. Et Astrid Eliard nous fait entrer dans leur demi-pointes pour nous faire découvrir leurs premiers entrechats. Et ce qui pourrait être un énième témoignage de la vie d’une jeune fille en justaucorps, entre stress et demi-pliés, se transforme en un livre à la fois gracieux et drôle.

   L’alternance des voix narratives n’y est pas étrangère. En effet, nous suivons successivement les trois personnages et découvrons à la fois leur vie passée, leurs espérances et leurs émois d’adolescent(e)s. Chine a treize ans lorsqu’elle entre à l’école. Avec son mètre cinquante-quatre et ses trente-huit kilos, on ne lui donne pas douze ans. Jeune fille timide et réservée, elle est heureuse d’avoir fuit la vie collective et ennuyeuse du collège. Quant à l’internat, il lui permet d’échapper à une mère immature. C’est avec elle que nous découvrons le ton souvent humoristique du livre :

« Il y a bien eu un ou deux garçons qui ont essayé [de frotter leur langue sur la sienne…], mais ils sentaient trop fort le déodorant ou avaient des dents de cheval. Au moins, Sanders m’a fait comprendre l’immense fossé qui me séparait des autres, ceux qui embrassent, celles qui se maquillent dans les toilettes, celles qui ont des seins. Mois j’ai deux timides renflements à la place. Tu me diras, les filles à poitrine, ici, on ne les prend pas. Il y a une attitude, un corps à avoir pour danser, un corps pas très émancipé, aux muscles longs, minces, qui disparaît totalement sous les jeans et baskets quotidiens, et ce corps, c’est le mien. »

   Stéphane, lui, est le cinquième garçon d’une famille très organisée qui va se trouver fort embarrassée avec ce nouvel enfant lorsque celui-ci se révèlera plus que turbulent. La danse sera tout autant une manière de le sauver de son « mauvais caractère » qu’une manière de le révéler. C’est en regardant un documentaire sur Nicolas Le Riche, danseur étoile, qu’il sera subjugué :

« Le lendemain, dans le jardin, j’ai essayé de faire pareil. Je courais pour prendre de l’élan et faisais des tours, des grands écarts en l’air. J’ai passé une heure comme ça, à sauter et bondir, en repassant dans ma tête les images du documentaire. »


   Delphine, elle, est la fille unique et adorée d’un couple qui a bien du mal à la voir partir de la demeure familiale. Elle sera celle qui loupe des cours pour aller manger du Maalox, prise de crampes et d’aigreurs d’estomac face à la pression des cours mais aussi face à l’éloignement familial qui lui est imposé. Sans compter qu’elle a laissé son chien Capuche, un golden retriever affectueux. Plutôt extravertie, elle va se retrouver dans le même « box » que Chine et une amitié ne va pas tarder à naître entre les deux jeunes danseuses.

   Une lecture très agréable, que je conseillerai vivement aux adolescents, mais aux grands aussi ! Pas de considérations mièvres, juste un portrait de trois jeunes gens dans un moment phare de leur existence puisque de ces premières années dans l’école dépend leur avenir professionnel. Des passages très drôles, ce qui ne gâche rien, et aussi, une grande tendresse portée sur ses personnages auxquels l’on s’attache très vite. Un livre dévoré en deux jours, qui fait rêver sauts-de-chat et dégagés-demi-plié-révérence, le tout en tutu bien sûr…

vendredi 16 juin 2017

Lecture commune - Mille francs de récompense de Victor Hugo

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     Voilà une pièce de Victor Hugo qui aura attendu bien longtemps avant de figurer dans le Théâtre en liberté. Commencée en 1866, elle attendra 1934 pour être éditée, entre le Théâtre de jeunesse et les Plans et projets ! Si elle n’est pas la pièce la pièce la plus connue ou la plus jouée du répertoire hugolien, elle a tout de même été montée par la Comédie française en 1995, sous la direction de Jean-Paul Roussillon.

   On y retrouve les grands thèmes chers à Victor Hugo, avec, en tête, l’injustice. Mais si j’ai pris grand plaisir à la lire, c’est avant tout pour deux raisons : tout d’abord la richesse narrative de ce drame qui présente un côté ébouriffant, ensuite les personnages, et particulièrement celui de Glapieu (j’y reviendrai…).
J’ai déjà évoqué dans un billet précédent (ICI) le contexte de publication du Théâtre en liberté mais je reviens tout de même sur la chronologie qui mènera à Mille francs de récompense. En 1843, le drame de la mort de Léopoldine engendre le silence de l’écrivain qui cesse de publier des œuvres littéraires pour se consacrer à la politique. Toutefois, de 1843 à 1856, les fragments de ses brouillons montrent qu’il continue à écrire. En 1854, un dossier « théâtre en liberté » est ouvert, et ne demande qu’à accueillir de nouveaux drames en gestation. Le 3 septembre 1859, alors qu’il vient de clamer du fond de son exil, « Quand la liberté rentrera, je rentrerai », il ébauche une « Préface des drames à publier ».  Son théâtre alors n’a plus été joué à Paris depuis 8 ans. Fi ! il publie alors Les Misérables (en 1862)… Or, on retrouve, dans les personnages de la pièce qui nous intéresse aujourd’hui de nombreux éléments du roman. En 1866, il note sur son carnet « Aujourd’hui jeudi 1er février, je tire de ma réserve les deux rames de papier Bichard 1831 doré sur tranche. C’est sur ce papier que, selon toute apparence, D.V., j’écrirai les deux drames Cinq cents francs de récompense (prose) et Torquemada (vers). »
«Mille francs de récompense». (Ph : Polo Garat Odessa)
Mise en scène de Laurent Pelly (2010). Source ICI

     Mais qu'en est-il de l'histoire ? Elle est assez simple. Une famille Gédouard est poursuivie par les huissiers et un homme sans scrupule, Rousseline, grand machinateur, essaie de profiter de la situation (qu'il a contribué à créer) afin d'épouser la fille des malheureux. Mais Etiennette n'a aucune envie de se marier avec lui car elle aime ailleurs. Face à tant d'adversité, un voleur au grand cœur, Glapieu, va venir s'opposer à ceux qui ont tout mais veulent toujours plus.
   La pièce se lit avec enthousiasme ne serait-ce que parce que les didascalies sont si nombreuses que l'on se croit parfois dans un roman. Drame romantique oblige. On "voit" ce qui se trouve sur scène : "au lever du rideau, pendant que Cyprienne parle, on voit sur le palier dans le compartiment de gauche un homme en haillons". Les quatre actes se déroulent dans des décors différents et l'ensemble est riche en rebondissements, avec vols, reconnaissance d'enfants machinations rocambolesques.
   Et puis, j'avoue avoir été séduite immédiatement par le personnage de Glapieu. Imaginez Gavroche ayant échappé aux balles des soldats, un Gavroche toujours épris de liberté et de justice : c'est Glapieu. "Car qui n'a pas la liberté, n'a plus la vie", lance-t-il dans la première scène de la pièce. Sa fraîcheur s'oppose au cynique Rousseline qui a une morale simple : "la vertu finit où la bêtise commence"...
   Mention spéciale à la scène 5 de l'acte III, où Glapieu monologue face au coffre-fort du baron de Puencarral, riche banquier. Extrait :
"C'est une chose bizarre que l'acharnement de nos commencements à nous poursuivre. Je veux faire une bonne action. Soit. Il faut que je la fasse avec effraction. Dans la jaunisse tout est jaune ; dans la chute, tout est faute. Une fois qu'on est dans ce que les gens du monde appellent la pègre, il n'est pas possible d'être honnête autrement qu'en se servant du moyen déshonnête. Pour aller de la rive coquine à la rive vertueuse, pas d'autre passerelle que le pont du diable."
Billets de ClaudiaLucia ICI et ICI



mercredi 14 juin 2017

Le mois anglais (2) - Du fond de mon coeur. Lettres à ses nièces de Jane Austen




     Enfin ! Il est des auteurs que, pendant des années, on envisage de lire. Dans les livres dont je parlais sans jamais les avoir lu se trouvaient ceux de Jane Austen, comme se trouvent aussi, hélas, ceux de Dostoïevski. Mais heureusement, il y a le mois anglais… N’ayant pas forcément la disponibilité de me lancer dans des ouvrages exigeants, j'ai commencé avec ce petit opus, un inédit publié en janvier qui présente des lettres de Jane à ses nièces mais aussi la description de « Tante Jane » par ses nièces Anna, Caroline et Fanny. Au risque de paraître totalement frivole, j’avoue que la belle couverture de ce Livre de Poche de la collection biblio, a été une première accroche avant de devenir le petit plaisir journalier qui précédait la lecture des lettres
   Voilà un livre que je conseille tout d’abord au Janeites, bien que j’imagine qu’ils (elles) ne m’auront pas attendue pour dévorer cet objet cher à leur cœur ! En effet, on y découvre Jane dans son quotidien et l’on prend connaissance du milieu dans lequel elle évoluait. Née en 1775 à Steventon, au sud de l’Angleterre, elle appartenait à la « gentry » anglaise. Fille de pasteur, elle vécut entourée de sa famille nombreuse (elle avait 6 frères et une sœur et eut une trentaine de neveux et nièces !). Sa biographie reste très lacunaire car dans un souci de discrétion, sa sœur Cassandra a détruit la plus grande partie des lettres qui auraient pu permettre de dévoiler les aspects plus intimes de la romancière. Ces lettres, écrites lors de leurs périodes de séparation, ont été brûlées ou soigneusement découpées afin de censurer les passages trop personnels.
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Cassandra et Jane dans le film Becoming Jane (2007)

    En dehors de Cassandra, ses nièces Anna, Fanny et Caroline ont été ses trois correspondantes les plus régulières et ce livre rassemble l’ensemble de leurs lettres à Jane. Fanny, orpheline de mère[1], deviendra une confidente, une « presque deuxième sœur ». Il est donc d’autant plus surprenant de lire, à la fin du volume, une lettre de Fanny qui présente Jane sous un jour peu positif : « oui, ma très chère, il est tout à fait vrai que dans certaines circonstances Tante Jane ne se montrait pas aussi raffinée qu’elle aurait dû si l’on songe à son talent. » (extrait d’une lettre de 1877, Fanny est alors âgée de 84 ans). La présentation de cette lettre (de Marie Dupin) évoque les hypothèses qui peuvent être formulées pour expliquer ce qui ressemble à un règlement de compte… (hypothèses que je vous laisse découvrir…).
   Mais revenons à l’échange épistolaire qui constitue le cœur de l’ouvrage. Il s’ouvre en 1814 par une lettre à Anna et se clôt par une lettre de Cassandra, la sœur adorée, à Fanny, à la mort de Jane, survenue le 18 juillet 1817 (elle était âgée de 42 ans). D’une lecture très agréable, il compose une sorte de tableau impressionniste de la romancière. C’est ainsi par petites touches aux couleurs estompées que l’on fait sa connaissance. Nous l’entendons ainsi donner des conseils littéraires à Anna (celle-ci vient de commencer un roman intitulé Which is the Heroine ?) : « Durant les quelques années où l’héroïne grandit encore, il est normal que l’intérêt qu’on lui porte soit moindre, mais j’attends beaucoup de divertissement des 3 ou 4 prochains cahiers & ses remarques, je l’espère, ne te fâcherons pas au point de ne plus m’envoyer ton travail. » . Nous découvrons par la même occasion ses goûts en matière de roman : elle déteste Alicia de Lacy de Mrs West mais apprécie « ceux de Miss Edgeworth ».
   Les affaires de cœur liées aux « sentiments » de Fanny amènent de nombreux commentaires sur l’amour ou le mariage, et sur les prétendants de sa nièce qui trouvent rarement grâce à ses yeux… « Tout est préférable, tout peut être enduré plutôt qu’un mariage sans affection (…) » écrit Jane en novembre 1814. 
   Les "souvenirs de Tante Jane" réunis à la fin du volume permettent de découvrir le portrait physique de l’écrivaine, une femme aux cheveux bruns clairs qui frisaient naturellement et aux yeux noisette (que j’imagine pétillants d’intelligence…). « Elle portait toujours un bonnet » nous dit Caroline Austen, et commençait toujours la journée en musique, s’exerçant chaque matin sur son piano forte. Elle menait une vie très régulière et écrivait dans le salon, y compris lorsque s’y trouvaient des membres de la famille. La vie s’écoulait ainsi de manière très feutrée à Chawton, d’après ces témoignages familiaux. L’ensemble des écrits laissent l’image d’une femme d’une grande vivacité, qui aimait le contact avec les enfants, leur racontant des histoires de fées à volonté…
   Si vous êtes arrivé au bout de ce billet, vous avez deviné que j’ai pris grand plaisir à cette lecture. La vivacité du ton des lettres, la délicatesse du style, le portrait qui s’y dessine par un effet d’estompe, tout concourt à proposer une lecture charmante qui invite à se plonger au plus vite dans les romans qu’elle signait à l’époque « by a Lady »

2e participation au  mois anglais de Lou et Cryssilda





[1] Sa mère est décédée en mettant au monde son onzième enfant…

mercredi 7 juin 2017

Le mois anglais (1) - L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de Mr Hyde de Stevenson


Ce récit fantastique de Robert Louis Stevenson sort tout droit d’un cauchemar. En effet, par une nuit de 1885, l’écrivain séjourne dans son cottage de « Skerryvore ». Il rêve « à un joli conte d’horreur » qui deviendra L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de Mr Hyde. Les deux premières versions, écrites en trois jours, ne seront pas gardées. La troisième, plus élaborée et rédigée en six semaines, paraît chez Longmans en janvier 1886. Le succès est immédiat, aussi bien en Angleterre qu’aux États-Unis.
   L’imaginaire de Stevenson a été nourri par une enfance passée en Écosse, mais aussi par les terribles histoires contées par sa nourrice, « Cummy ». Elle avait une préférence pour les récits diaboliques tirés de la Bible, ou les histoires de revenants. Le thème du double sera un motif récurrent de l’œuvre de Stevenson. Rien de bien étonnant à une époque « obsédée par les cas de personnalités multiples[1] ». L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de Mr Hyde, par ailleurs, sera publié l’année qui voit Freud s’installer comme thérapeute, à Vienne. Deux ans après cette publication, Jack L’Éventreur commet ses méfaits dans le quartier de Whitechapel. Ainsi, M. Hyde sort des brouillards des fantasmes de l’époque victorienne. Comme le fait remarquer Jean-Pierre Naugrette, le nom de celui qui prend la place du Dr Jekyll, Hyde, renvoie à to hide qui, en anglais, signifie cacher mais aussi refouler. Pour autant, d’autres personnages (tous masculins) ont des choses à cacher dans cet étonnant roman. De plus, il s’avère beaucoup plus riche que l’image qui reste des différentes versions hollywoodiennes qui, souvent, sont le premier contact avec cette histoire cauchemardesque.
Illustration de 1904 (de Macaulay)
   Dans le roman, tout commence par une « histoire de porte » qui nous met en contact avec celui qui mènera l’enquête : M. Utterson, notaire de son état. Alors qu’il se promène, un soir, « dans une petite rue d’un quartier animé », en compagnie d’un cousin élgoigné, Richard Enfield, le duo tombe sur une porte « sans heurtoir ni sonnette (…) tout écaillée et décolorée ». Cette porte va être l’occasion pour Enfield de raconter une saisissante histoire, celle de l’agression d’une petite fille par un homme qui n’avait « rien d’humain ». Cet homme, vous vous en doutez, il s’agit de Mr Hyde. Et tout le roman va se proposer de nous faire découvrir à la fois les occasions durant lesquelles il se manifeste, mais aussi ce qui l’a fait surgir de la « double nature » du Dr Jekeyll.
   J’ai été agréablement surprise par ce récit qui est beaucoup plus « riche » que ce que j’imaginais. Alors que j’envisageais la lecture d’un simple « classique » du fantastique, je me suis trouvée tout d’abord face à un texte à l’écriture fine et agréable, mais également face à une histoire multiple, à l’égal de son personnage. A la fois roman policier, récit victorien et histoire fantastique, le récit plonge ses ramifications dans la psychologie. Car ce Mr Hyde illustre la « double nature » du Docteur qui l’a fait naître, sa double nature, ses sombres instincts, mais aussi cette part non maîtrisable de l’être. La richesse vient aussi des différents supports qui servent la narration : commencé par un narrateur externe, le récit se découvre aussi au travers de lettres avant de se clore par le journal du Dr Jekyll qui permet de découvrir les racines du mal… Une lecture qui m’a vraiment donné envie de découvrir un autre récit fantastique de Stevenson, Le Voleur de cadavres, publié deux ans avant L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de Mr Hyde. What esle ?

Le mois anglais de Lou et Cryssilda
(compte aussi pour le challenge British Mysteries)
Extrait
" Ce fils de l’Enfer n’avait rien d’humain ; rien ne vivait en lui, hormis la crainte et la haine. Et lorsque enfin pensant que le cocher commençait à avoir des soupçons, il renvoya le fiacre et s’aventura à pied, affublé de ces vêtements trop grands pour attiraient les regards de la foule nocturne marchant autour de lui, ces deux viles passions déchaînèrent une véritable tempête sous son crâne. Il marchait à grands pas, harcelé de craintes, se parlant à lui-même, rasant les murs le long des artères les moins fréquentées, comptant les minutes qui le séparaient encore de minuit. A un moment donné, une femme l’aborda pour lui proposer, il me semble, une boîte d’allumettes. Il la frappa au visage, et prit la fuite."



[1] Introduction du LDP de Jean-Pierre Naugrette (1999)

jeudi 1 juin 2017

Déjà 6 ans... et un peu plus !

   
   Durant un mois de mai bien chargé, à la date du 13 (un samedi, je précise), j'ai lu sur mon agenda "anniversaire bloguounet". Puis les jours ont passé... et je me décide enfin à déposer une petite marque ici. Façon de revenir sur la pointe des pieds car je ne sais pas si le retour sera définitif/fracassant/permanent/enthousiasmant ou au contraire aussi épisodique que furtif. On verra bien !
   L'effet du soleil peut-être ? L'arrivée de l'été ? Envie de venir retrouver les copinautes sûrement, d'échanger un peu sur les lectures en cours, de flâner sur les blogs amis, de picorer de-ci de-là quelques nouvelles lectures à faire en découvrant vos coups de cœur.
   Car en parlant de cœur, il faut l'avouer, en 6 ans, on laisse un peu de soi entre les lignes d'un blog. Et le mien n'a pu se résoudre à abandonner complètement ses attaches virtuelles liées au gré du bruit des pages...
   Donc : en route pour une 7e année !